Les fiches de révision, sont-elles vraiment utiles ?

Conseillez-vous à votre ado de faire des fiches de révision, ou faites-vous partie de ceux qui estiment que cela prend trop de temps, que ça n’a aucune valeur ajoutée?

On voit des lycéens et des étudiants réussir avec ou sans fiches. Alors qu’en est-il réellement ? Les fiches de révisions sont-elles vraiment utiles ?

Prendre conscience des étapes nécessaires pour bien mémoriser

Tout d’abord, il faut prendre conscience des trois étapes qui sont nécessaires pour bien mémoriser :

·   Sélectionner les informations à mémoriser et les comprendre

·   Les revoir régulièrement pour mémoriser sur le long terme et éviter le piège de l’oubli qui est systématique quand on ne révise qu’une seule fois

·   S’entrainer, se mettre dans les conditions d’une évaluation pour savoir retrouver et mobiliser ce que l’on a appris le jour J

Et pour cela il faut avoir en tête que vous devrez effectuer trois types d’action :

·   Comprendre les informations ; Ce qui nécessite que vous vous posiez des questions, que vous cherchiez à y répondre, et que vous fassiez des liens entre les différentes informations que vous devez vous approprier.

·   Mémoriser ; Ce qui implique que vous anticipiez l’usage concret que vous allez faire des informations.

·   Et enfin réfléchir pour réutiliser les informations apprises ; Ce qui suppose que vous ayez structuré vos connaissances de manière claire et organisée dans votre tête, et que vous ayez une vue d’ensemble des informations à votre disposition afin de sélectionner rapidement ce qui vous sera utile lors de l’évaluation.

Fiches ou pas fiches

La question n’est pas tant de savoir s’il faut ou non faire des fiches mais bien de savoir si on respecte les principales étapes de la mémorisation quand on apprend ses cours.

C’est ce qui explique que certains étudiants n’ont pas besoin de faire de fiche de révision pour réussir leurs examens car ils réalisent spontanément les différentes opérations mentales (comprendre, mémoriser, réfléchir) lorsqu’ils apprennent. 

Lorsqu’ils écoutent l’enseignant pendant un cours (ou qu’ils reprennent leurs notes après-coup), ils se posent des questions pour mettre les informations en lien les unes avec les autres. Ils anticipent également d’emblée l’usage concret qu’ils pourront en faire.

Lorsqu’ils font un exercice, ils ne s’attachent pas à mémoriser les réponses, mais à cerner les étapes logiques de résolution du problème général dont l’exercice n’est en fait qu’un exemple parmi d’autres.

Lorsqu’ils sont en examen, ils ont pris du recul vis-à-vis du contenu du cours, qu’ils ont structuré et organisé dans leur tête ce qui leur permet de faire sereinement des liens entre les questions posées et les connaissances qu’ils maîtrisent.

Vous devez donc vous poser la question suivante : faites-vous spontanément ce travail de questionnement, de mise en lien et de structuration lorsque vous apprenez ?

Si vous ne le faites pas, élaborer des fiches de révision est une technique efficace pour vous aider à comprendre, mémoriser et réfléchir plus efficacement.

Mais attention, il ne sert à rien de faire des fiches si vous vous contentez de recopier les informations sans vous poser aucune question, et si vous souhaitez les mémoriser sans avoir aucune idée de la façon dont vous pourrez les utiliser ensuite…

Les fiches sont inutiles si :

·   Elles ne sont pas bien faites. Par exemple, réécrire en plus petit l’intégralité du cours n’est pas une fiche pertinente. C’est seulement une perte de temps !

·   Elles ne correspondent pas à votre besoin. Par exemple vous avez besoin de structurer et de comprendre et votre fiche est une liste d’informations sans lien les unes avec les autres

·   Vous ne les travaillez pas régulièrement.

·   Vous les relisez passivement. En effet, on sait que pour mémoriser efficacement il faut restituer à l’écrit ou à l’oral ce que l’on vient de lire. L’objectif est de mettre ainsi en évidence ce que l’on a retenu et surtout ce que l’on n’a pas retenu. Mettre le doigt sur ce que l’on ne sait pas, c’est déjà une première étape vers la mémorisation de l’information !

·   Vous ne vous entraînez pas mais misez tout sur la relecture de vos fiches

Quand faire des fiches ?

Il n’est pas forcément nécessaire de faire des fiches tout le temps et pour tous les cours, vous pouvez les utiliser quand :

·   Il y a beaucoup plus d’informations à mémoriser.

·   Les cours sont compliqués à comprendre.

·   Quand vous avez peu d’évaluations sur un sujet

·   Les exercices faits en cours ne permettent pas d’utiliser tous les outils à connaître.

Qu’est-ce qu’une bonne fiche de révision ?

Le problème n’est pas la fiche de révision en elle-même mais la méthode pour la réaliser.

Une méthode efficace doit vous « obliger » à réaliser les opérations mentales qui vont servir vos objectifs.

Si vous voulez comprendre un contenu, il faut que votre méthode vous « oblige » à vous questionner, à faire des liens et à anticiper l’usage concret des informations.

Si vous voulez mémoriser plus efficacement, il faut que votre méthode vous « oblige » à exploiter les principes de la mémoire pour les mettre au service de la mémorisation de votre contenu.

Si vous voulez réfléchir de manière plus efficiente, il faut que votre méthode vous « oblige » à structurer, ordonner et mettre en lien vos connaissances. 

Faire une fiche doit permettre de répondre aux questions : « Pourquoi nous demande-t-on de savoir cela ? », « A quoi cela va-t-il m’être utile ? », « A quelle question cette information permet-elle de répondre ? « , « Quels sont les exercices dans lesquels j’ai utilisé cette définition, formule, théorème ? », etc.

 Enfin une fiche doit être attrayante (donner envie d’être utilisée régulièrement) et synthétique. En effet, voir que tout son cours tient sur une seule feuille a un côté rassurant aux moments des révisions.

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Cet épisode est proposé par Odile COLLENOT

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Comment aider les ados à surmonter la peur de l’échec ?

La peur de l’échec, pour un enfant ou un adolescent, peut être multiforme. C’est bien évidemment la peur de ne pas réussir à obtenir de bonnes notes ou à comprendre ce que les professeurs attendent, mais c’est aussi la peur de décevoir ses parents ou celle d’être rejeté d’un groupe de copains, etc.

En tant que parent, il est important de savoir identifier cette peur de l’échec pour ensuite adopter les comportements qui aideront l’enfant à surmonter son anxiété.

Identifiez sa peur de l’échec

« Est-ce que je vais me faire des amis ? », « Est-ce que ça ne va pas être trop difficile pour moi ? », « Est-ce que je vais pouvoir me débrouiller tout seul pour aller au collège ? » Chez un enfant ou un adolescent, la peur de l’échec peut revêtir bien des aspects et autant de questionnements, qui parfois nous échappent.

Cette peur liée à l’échec se traduit par des signes visibles chez l’enfant qui vont encourager des comportements néfastes pour sa motivation et sa réussite scolaire. En effet l’enfant ressent physiologiquement le stress dû à la pression de la réussite ! Le corps commence à produire trop d’adrénaline et de cortisol, qui font progressivement augmenter les manifestations de peur, de stress, et d’hypervigilance. A un stade avancé, cette peur peut faire que l’enfant n’arrive plus à se détendre, ressent des troubles du sommeil (particulièrement à l’endormissement) et une perte de confiance. Dans la majorité des cas, le stress lié à la peur de l’échec crée des difficultés de concentration, de mémorisation et donc d’apprentissage qui ne font qu’augmenter la peur d’échouer.

Le sentiment d’échec est directement lié aux objectifs que votre enfant s’est fixé, sans forcément les verbaliser et sans forcément en avoir conscience. Soyez tout d’abord attentif à ce que votre enfant vous raconte de ses journées, aux questions qu’il se pose concernant sa scolarité : vous identifierez ce qui est important pour lui, et donc les domaines dans lesquels il peut craindre le plus l’échec.

Comment aider votre enfant à vaincre sa peur ?

Adopter la bonne posture pour aider son enfant à surmonter sa peur de l’échec se fait en deux temps :

1-  Interrogez votre propre sentiment face à l’échec scolaire

Comme la plupart des parents, vous êtes probablement inquiet pour la réussite scolaire de votre enfant car elle est souvent perçue comme un gage de réussite de vie. Sachez que vous risquez de transmettre, inconsciemment, votre propre peur à votre enfant ; que ce soit via des discussions, des remarques, des commentaires sur son travail, sur des expériences du quotidien, etc… Il est donc important que vous soyez attentif à vos propres émotions et besoins, et que vous vous demandiez : « qu’est-ce qui m’appartient dans le scénario qui se joue actuellement avec mon enfant ? » En analysant votre propre comportement, vous aiderez grandement votre enfant dans la progression de son combat contre l’anxiété et la peur de l’échec. 

2-  Prenez conscience des moments où vous pouvez l’aider

Voici quelques techniques d’accompagnement à mettre en œuvre quotidiennement pour aider votre enfant à surmonter sa peur.

Apprenez-lui à se connaître

Instaurer un dialogue régulier autour de sa scolarité participe à la prise de recul de l’enfant sur sa propre personne et sur ses capacités d’adaptation à son environnement scolaire.

Pour lui apprendre à faire ce retour régulier sur soi et l’aider à se forger une idée juste de ses capacités à faire face aux différentes situations scolaires, posez-lui les questions que vous aimeriez qu’il se pose lui-même : demandez-lui par exemple quelles sont ses réussites de la journée, ce qu’il est parvenu à comprendre. Conviez-le également à partager ses difficultés, ses questions en suspens.

Il prendra ainsi conscience de ses points forts et pointera du doigt ce sur quoi il peut travailler.

Dédramatisez les échecs

Commettre des erreurs fait partie intégrante de l’apprentissage. Se tromper sert à progresser : comprendre son erreur, c’est être capable de ne plus la reproduire et ainsi progresser pas à pas.

N’hésitez pas à lui poser des questions pour l’aider à analyser ses erreurs et à les dépasser : « quels ont été les obstacles ? », « De quoi aurais-tu besoin ? », « Qu’as-tu appris de cette erreur ? », « Que vas-tu changer la prochaine fois ? » …

Partagez votre propre expérience de vie, cela enrichira votre relation et votre enfant se rendra compte que vous relevez vous aussi des défis au quotidien. Se tromper fait tout simplement partie du jeu. L’école est faite pour apprendre et, par définition, s’aventurer dans l’inconnu implique un temps d’adaptation.

Valorisez ses efforts

Si les erreurs et les échecs font partie intégrante de la vie d’enfant comme de la vie d’adulte, le seul véritable échec serait de baisser les bras face aux difficultés. Encouragez donc votre enfant à fournir des efforts pour obtenir les résultats qu’il espère, favorisez sa curiosité afin qu’il développe le plaisir d’apprendre. Pour cela, au lieu de lui dire « Bravo pour ta note, je suis fier de toi ! », n’hésitez pas à lui dire « Tes efforts ont été récompensés, tu peux être fier de toi ! ».

Accueillez ses émotions

Les enfants et les ados vivent souvent les émotions avec beaucoup d’intensité. Il est essentiel pour eux de pouvoir les exprimer sans voir dans l’adulte quelqu’un qui cherchera à minimiser, nier ou refuser ces émotions. Un parent peut parfois s’agacer face à une réaction jugée disproportionnée, ou se sentir démuni voire coupable devant l’anxiété de son enfant, mais ne pas entendre son émotion ne lui rend pas service. Il convient de s’armer de patience et de lui dire : « C’est normal d’avoir peur. Comment peut-on faire pour que tu aies moins peur ? ».

N’oubliez pas que les enfants imitent les adultes qui les entourent, qu’ils apprennent et construisent leur propre relation au monde en les regardant : questionner votre propre rapport à l’échec, vous interroger sur votre capacité à en tirer (ou non) parti est bon pour vous comme pour votre enfant !

Enfin, proposez-lui de changer son discours intérieur.s des petites actions à mettre en œuvre tous les jours et des petits pas pour progressivement prendre conscience de ses capacités et ne plus se laisser submerger par le doute et la peur.

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Adolescents victimes du syndrome de l’imposteur

Avoir peur ne pas être à la hauteur pour son alternance, être persuadé d’avoir réussi ses évaluations grâce à la chance, avoir l’impression de ne pas mériter d’être dans cette classe et craindre que tout le monde finisse par s’en apercevoir… Il s’agit du « syndrome de l’imposteur», un malaise lié à la peur de réussir qui pousse les jeunes à douter de leurs compétences.

Définition et caractéristiques

Alors qu’à petite dose, douter de ses compétences peut être positif (quand cela favorise l’investissement et permet d’être plus consciencieux), ce sentiment devient problématique quand il forme une boucle anxieuse qu’il dure dans le temps et paradoxalement s’auto-alimente avec les réussites.

Ce malaise intervient principalement dans les grandes étapes de transition de la vie, comme l’entrée au lycée ou à en études supérieures.

Les jeunes souffrant du syndrome de l’imposteur ont l’impression d’être surestimés et ont tendance à attribuer leurs réussites à la chance ou le hasard. Il n’y a plus chez eux d’harmonie entre le jugement qu’ils ont d’eux-mêmes et leurs véritables compétences. Ils vivent dans la peur d’être démasqués. Les jeunes touchés par ce complexe vivent de véritables angoisses, des stress importants à l’idée de ne pas être suffisamment brillants, de ne pas être à la hauteur, et la peur que les parents, les enseignants, les copains s’aperçoivent de l’étendue de la « supercherie ».

Incapable de s’attribuer leurs propres réussites et d’en tirer la moindre fierté, certains jeunes vont même jusqu’à préférer éviter le succès.

Deux types de Comportements

Deux stratégies de travail vont souvent être adoptées, le travail frénétique ou la procrastination.

Dans le cas du travail frénétique, le jeune n’est jamais satisfait, même avec des notes frôlant la perfection. Le jeune devient si exigeant qu’il n’est plus en mesure de se déconnecter du travail et la pensée qui domine chez lui est « je dois travailler beaucoup car je n’ai pas de compétences ».

En revanche, pour un jeune qui procrastine, le sous-investissement est une formidable stratégie. Le jeune peut justifier un éventuel échec par « je n’ai pas assez travaillé » ce qui est plus acceptable pour une faible estime de soi que « je ne suis pas intelligent ». Et en cas de réussite, le jeune va simplement penser qu’il a eu de la chance !

Comment les aider à dépasser ce malaise

Quand le sentiment de doute devient vraiment handicapant et qu’il entrave le bien-être quotidien ou mène à des symptômes anxieux ou dépressifs, Il est indispensable que je jeune soit accompagné par un professionnel de la santé.

Dans tous les cas, même s’il n’y a pas de remède miracle pour dépasser le syndrome de l’imposteur, toutes les actions visant à consolider jour après jour l’estime de soi sont à mettre en œuvre (par les jeunes ou les parents qui les accompagnent).

Quelques exemples d’actions que le jeune peut mettre en place : noter tous les soirs ses réussites du jour, explorer ce qui lui fait envie, oser et essayer de nouvelles choses, se féliciter pour ses réussites, et prendre le temps de se relaxer.

Et les parents peuvent également accompagner le jeune dans ce changement. Plusieurs pistes :

·  Avoir des attentes réalistes, admettre les erreurs et relativiser les échecs.

·  Offrir au jeune des occasions de réussite en dehors de tout contexte scolaire

·  Éviter les comparaisons en particulier entre frères et sœurs

·  Aider le jeune à s’approprier ses fiertés en remplaçant le « Je suis fier de toi ! » par « Tu peux être fier de toi ! »

·  Valoriser ses comportements positifs, ses réussites, si minimes soient-elles, mais toujours de façon mesurée et en replaçant la réussite dans son le contexte pour que le jeune accepte le compliment.

En conclusion, il est important de se rappeler que l’estime de soi est une assurance que l’on entretient, construit et développe toute sa vie. Il n’existe pas de solution miracle pour la développer mais des petites actions à mettre en œuvre tous les jours et des petits pas pour progressivement prendre conscience de ses capacités et ne plus se laisser submerger par le doute et la peur.

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Le stress des lycéens

Si vous avez un enfant au lycée, vous savez certainement de quoi il est question.

Qu’ils soient en seconde (avec la période d’adaptation nécessaire après le collège puis le choix des spécialités), en première (avec le contrôle continu et la décision d’abandonner une spécialité ou en terminale (avec la préparation du bac et tout le processus d’orientation postbac) les lycéens se considèrent majoritairement comme stressés.

Et, en effet, on rencontre de plus en plus de lycéens débordés, ne sachant pas s’organiser, travaillant beaucoup sans efficacité, et dans un état proche du burn-out.

Mais d’où vient cette pression?

Evidemment, il n’y a pas une réponse unique. Il s’agit, pour chaque jeune, d’une combinaison particulière de trois sources de pression :

Tout d’abord la pression liée à l’adolescence.

L’adolescence est une période de changements profonds et de contradictions très souvent difficiles à gérer qui amènent le jeune à subir diverses pressions parmi lesquelles

·  Le fait de se reconnaitre et de s’accepter physiquement tout en faisant semblant que tout se passe bien…

·  Le fait se constituer une personnalité ou une identité le plus rapidement possible (« être quelqu’un ») alors qu’il est encore en construction à l’intérieur…

·  Le fait d’appartenir à un ou plusieurs groupes sociaux, le tout avec des codes qui évoluent à toute vitesse et auxquels il faut s’adapter.

Vient ensuite la pression du lycée.

Il y a la pression du système scolaire, des évaluations successives notamment depuis la mise en place du contrôle continu, du bac et de ses nouvelles épreuves, de la nécessité d’avoir un « bon dossier » pour faire ses choix d’orientation et sortir gagnant du labyrinthe Parcoursup, etc.

De plus, au lycée, la pression vient aussi des copains, de la comparaison permanente avec les autres qui conduit le plus souvent à perdre confiance en soi.

Et enfin la pression de la famille

La pression familiale peut prendre différents visages, parfois même des visages bienveillants, mais elle n’en est pas moins importante et source de stress pour les jeunes.

On peut citer de nombreuses situations depuis des parents hyper-investis dans les études de leur enfant et qui finissent par en attendre un retour sur investissement gratifiant (c’est-à-dire de bonnes notes et un diplôme prestigieux) jusqu’aux parents eux-mêmes un peu perdus dans la scolarité et les choix d’orientation et qui transmettent leur stress et leurs peurs à leurs enfants.

Voici quelques clés pour faire retomber la pression chez les lycéens

Evidemment, il est important de proposer aux jeunes des méthodes de gestions du stress reconnues comme travailler sur la respiration, pratiquer une activité sportive ou artistique, s’aérer, parler de son stress, etc.

Mais s’intéresser à d’autres aspects du quotidien peut être tout aussi pertinent.

On peut commencer par s’interroger sur ses méthodes de travail

Parfois le stress et le découragement viennent de mauvaises méthodes de travail et d’organisation. Trouver des méthodes de travail efficaces et adaptées est très bénéfique pour enclencher un cercle vertueux, redonner la confiance et donc faire baisser le stress.  Être actif, se poser des questions, se tester et espacer ses apprentissages sont les fondements d’un travail efficace.

Il est également indispensable de relâcher la pression du côté de la famille

Il y a parfois des phrases ou des croyances que l’on a sur nos enfants qui ne sont pas aidantes pour lui. Par exemple, chercher à trop l’assister dans ses devoirs peut lui renvoyer un signal négatif « tu n’es pas capable ».

Même si ce n’est pas facile, il est important d’accepter la possibilité qu’il ait des mauvaises notes ou des remarques de ses professeurs. Cela fait partie intégrante du processus d’apprentissage et de la responsabilisation du jeune.

Il faut faire attention à sa demande et même parfois à sa « non-demande » ! S’il a « la flemme » cela veut souvent dire qu’il a peur d’essayer ou qu’il ne sait pas comment s’y prendre. Ainsi le rôle du parent au lycée est plutôt celui d’amener le jeune à comprendre et exprimer ses besoins réels en plus d’être le « gardien du temps » et parfois le « gardien du téléphone portable ».

Il est utile d’avoir des plans B et C pour son orientation

La pression vient souvent du fait que l’adolescent a une seule idée (« je veux être architecte »), et une seule voie pour y arriver. Et cette voie passe par avoir un bon dossier, des bonnes notes à toutes les évaluations… Bref une pression maximale.

Avoir plusieurs projets, avoir des exemples de personnes qui ont suivi d’autres voies que les voies académiques, permet de relâcher la pression.

Discutez avec votre enfant sur votre propre parcours, vos interrogations à son âge, permettez-lui d’exprimer ses rêves, sans jugement, même si c’est difficile pour lui ou pour vous. Envisagez même la possibilité qu’il n’ait pas l’école qu’il convoite. Savoir qu’on a droit à l’échec permet, paradoxalement, de réussir.

Et enfin, accepter ses limites en tant que parents et lâcher l’affaire

Mais souvent, à l’adolescence le dialogue est difficile et les parents sont démunis face à leur enfant qui va mal.

Lâcher l’affaire, ça veut dire exprimer vos craintes et votre impuissance. « J’aimerais t’aider, mais je ne sais pas quoi faire ». Vous ne pouvez pas le motiver ! C’est important de lui dire. La motivation doit venir de lui, et c’est pourquoi il faut l’aider à se comprendre (Comment fonctionne-il, quels sont ses besoins, qu’est-ce qu’il lui manque, qu’a-t-il déjà essayé ou réussi? etc.)

Le plus souvent, quand on laisse le jeune exprimer ses besoins, quand on les entend, il propose de lui-même des solutions ou des pistes à explorer. Alors encouragez-le !

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Cet épisode est proposé par Odile COLLENOT

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7 lois de gestion du temps qui pourraient changer votre année scolaire

Et si les lois de gestion du temps utilisées en entreprise pouvaient vous permettre d’être plus efficace dans vos études !

Connaitre et appliquer ces lois vous permettra de mieux gérer vos priorités, mieux planifier votre travail et éviter de vous surcharger, ne plus vous laisser dépasser par les imprévus … Et surtout… réduire le nombre de fois où vous direz « je n’ai pas le temps ».

1-  Loi de Parkinson: fixe-toi des délais

Selon le professeur Cyril N. Parkinson “Tout travail tend à se dilater pour occuper tout le temps disponible”. Qu’est-ce que cela signifie ? Plus on a de temps… plus on en prend.  Ainsi, un travail sans échéance prend plus de temps pour être accompli qu’un travail avec échéance sans que le résultat ne soit forcément  meilleur.

Un conseil : fixez-vous des heures ou des dates butoirs pour tout ce que vous avez à faire. Ou encore, décomposez votre travail en petites tâches et définissez des délais précis pour chacune de ces actions.

2-  Loi de Pareto: concentre-toi sur l’essentiel

L’économiste et sociologue Vilfredo Pareto a observé que 80% des revenus étaient détenus par 20% de la population en Italie. Depuis, il a été constaté que cette loi (aussi connue sous le nom de « la loi du 20/80 ») s’applique à de nombreux autres domaines. Par exemple : Vous voyez 20% de vos amis pendant 80% du temps ou vous utilisez 20% de votre vocabulaire dans 80% de vos conversations.

Cette loi se vérifie aussi dans la gestion de votre temps de travail : 80 % de vos résultats proviennent de 20% de votre temps de travail.

Faites le test : Quand vous devez rendre un devoir maison, analysez le temps passé à chaque sous-tâche : trouver votre matériel, lire l’énoncé, le relire parce que vous avez répondu à un sms en même temps, écrire votre raisonnement au brouillon, aller chercher quelque chose dans le frigo, mettre au propre les réponses… vous verrez ainsi le temps passé dans des taches secondaires !

Donc, économisez du temps pour l’accessoire et gardez du temps pour l’essentiel.

3-  La loi de Murphy : garde une marge pour les imprévus

Selon cette loi élaborée par Edward Murphy, ingénieur à la Nasa « Une tâche prendra toujours plus de temps qu’on ne l’imagine ». Alors, gardez un créneau dans votre emploi du temps de la semaine pour les imprévus ou pour finaliser les travaux qui étaient plus longs que prévu !

4-  Loi de Carlson: limite les interruptions

Sune Carlson, économiste suédois, a mis en évidence que les managers étaient moins productifs quand ils étaient sans cesse interrompus.  En effet, on est plus productif quand on travaille sans interruption, mais un œil sur Tik Tok, l’autre sur Instagram, un like par-ci, un post par-là… Pas facile de ne pas vous laisser happer par les réseaux sociaux … Et pendant ce temps, votre travail n’avance pas.

Mais alors comment faire ? la première étape consiste à bien identifier vos voleurs de temps (smartphone, télé, jeux…)  pour pouvoir vous en  protéger. Puis regroupez les tâches de même nature, protégez-vous des interruptions et des distractions qui morcellent vos efforts et, en route, une tâche après l’autre. Et même si on vient de vous dis qu’il ne faut pas vous interrompre, il est indispensable de…faire des pauses ! C’est ce que nous allons voir dans la loi suivante.

5-  La loi d’Illich : prends des pauses et accepte tes limites

Ivan Illich, penseur autrichien, énonça le principe de contre-productivité. « Au-delà d’une certaine durée, on devient moins productif, voire contre-productif ».

Inutile de forcer ou de culpabiliser, il est normal que vous soyez moins productif au bout d’un certain temps. N’hésitez pas à changer d’activité dès que ça bloque car le travail mono-tâche épuise plus vite. Et repérez les moments où vous vous sentez fatigué dans la journée pour prévoir des pauses.

6-  Loi de Fraisse : plus une activité est captivante, plus elle te paraît brève

Paul Fraisse, psychologue français connu pour ses travaux sur la perception du temps, disait « Une heure n’est pas toujours égale à une heure. » Si cette loi peut vous paraître bizarre au premier abord, l’idée est assez simple : quand vous bossez sur quelque chose qui vous passionne, le temps semble passer plus vite. 

Pour exploiter cette loi, il ne s’agit pas de travailler uniquement sur des tâches qui vous passionnent, ce serait trop facile. Vous avez, en effet, toujours des choses à faire qui sont peu intéressantes, mais néanmoins nécessaires. L’idée est là d’équilibrer vos journées entre tâches intéressantes et tâches “bof”, pour conserver une efficacité durable dans le temps. Il faut donc faire attention à ne pas procrastiner, c’est à dire repousser sans cesse du travail déplaisant au profit de plaisir immédiat.

7-  Loi de Kotter – De petites victoires régulières

John Kotter, professeur à Harvard, a écrit un livre devenu bestseller : Leading Change. Il vous invite à vous fixer des objectifs court terme pour éviter de vous décourager rapidement.

La loi de Kotter s’énonce ainsi : Les meilleurs changements commencent par des résultats immédiats.

Par exemple, si vous vous donnez comme objectif de courir un marathon alors que vous courrez à peine 5 km, l’objectif est très loin devant vous, quasi-inatteignable ! A la place, on vous conseille de définir des mini objectifs intermédiaires : je vais être capable de courir 8 km à la fin du mois puis 12 le mois prochain… C’est la puissance des petites victoires qui entretiennent votre motivation et boostent votre confiance en vous.

Conclusion

S’il est bien une ressource vis-à-vis de laquelle nous sommes tous égaux, c’est le temps. La grande différence réside dans l’usage que chacun en fait.

Ces grandes lois vont vous aider à optimiser votre temps de travail mais également votre temps dans tous les domaines de votre vie. A vous de changer vos habitudes pour pouvoir les appliquer. Allez-y progressivement et repoussez sans cesse les limites du temps …

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Cet épisode est proposé par Odile COTTENOT

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Comment s’organiser pour ses révisions ?

Réussir votre examen, vous en rêvez, mais comment arriver à vous organiser pour ne plus vous sentir submergé, pour rester motivé et pour réviser efficacement ?

Rien de bien compliqué mais un peu de rigueur et d’organisation s’imposent ! Car pour cela vous aurez besoin de quatre ingrédients :

1.  Savoir ce que vous avez à faire et quand vous pouvez le faire

2.  Savoir comment organiser votre temps de travail

3.  Être actif dans vos apprentissages

4.  Mettre du FUN dans votre façon de travailler et vous récompenser

Savoir ce que vous avez à faire et quand vous pouvez le faire

Cela suppose que vous avez une idée claire de tout ce que vous devez réviser. Il est temps de faire l’inventaire, chapitre par chapitre et honnêtement, de ce qu’il vous reste à faire pour maitriser votre cours.

Je vous rappelle les principes de base pour une mémorisation à long terme efficace :

·  Identifier ce qui est important dans le cours (mots-clés, définitions, schémas, etc.), ce qui peut être l’occasion de faire une fiche de révision,

·  S’assurer que l’on a tout compris,

·  Faire plusieurs séances de mémorisation espacées dans le temps,

·  Se tester et vérifier, en répondant à des questions ou en effectuant des exercices, que l’on est bien capable d’utiliser les connaissances que l’on a mémorisées

Ensuite, pour savoir quand faire ces révisions, il faut mettre au clair votre planning. Le plus efficace est alors de prendre un planning hebdomadaire incluant le week-end.

Vous commencez par positionner vos blocs-temps incompressibles (heures de cours, sommeil, repas, sport, etc.) puis vous programmez vos blocs-temps de travail personnel. Pensez également à inscrire une demi-journée de repos et un bloc-temps tampon pour les imprévus.

Vous pouvez ensuite compléter votre planning avec les plages qui restent pour vos moments de loisirs et détente.

Savoir comment organiser votre temps de travail

Vous allez ensuite organiser chacune de tes blocs-temps de travail personnel en alternant des séances de 20 ou 25 minutes de travail (ce qui correspond à notre capacité maximale de concentration) avec des pauses de 5 minutes.

A chaque début de séance, vous allez décider des tâches précises à faire en évaluant le temps nécessaire pour chaque tâche. Je vous conseille d’alterner les matières que vous aimez ou que vous trouvez faciles avec celles que vous aimez moins ou qui vous paraissent plus difficiles.

En n’oubliez pas de laisser souffler votre cerveau. On néglige souvent le pouvoir des pauses, or elles ont un effet magique sur votre concentration, votre efficacité, votre productivité, votre mémoire, bref sur tout ce dont vous avez besoin pour réviser sereinement sans stress ! Faire une pause veut dire ne rien toucher ce qui concerne vos études ! C’est vraiment mettre ton esprit au repos, permettre à ton cerveau de souffler et de se régénérer (car vous lui en demandez beaucoup pendant les périodes intenses des révisions). Pendant votre pause : prenez l’air et aérez la pièce dans laquelle vous révisez, buvez un verre d’eau, et bougez ! Marchez pour vous dégourdir les jambes, chantez et dansez sur une musique que vous aimez pour vous remotiver mais surtout ne lisez rien (même pas tes notifications sur votre portable).

Être actif dans vos apprentissages

Vous avez le choix entre consacrer ton temps de révision à des tâches peu (ou même pas du tout) productives comme « relire pour la cinquième fois votre cours sans y prêter réellement attention » ou vous concentrer sur les techniques qui favorisent réellement la mémorisation.

Quelques exemples de ces techniques :

– Soyez attentif en cours ! Suivez le cours en prenant des notes c’est la première marche de la mémorisation ! Posez des questions, essayez de repérer tout de suite la structure du cours et de bien mettre en évidence les mots clés.

– Vous pouvez vous lancer le défi « A la fin du cours, je serai capable de donner les trois idées principales ! »

– Révisez régulièrement et surtout en ne faisant qu’une chose à la fois

– Testez-vous vraiment, reprenez vos évaluations, répondez à de nouvelles questions, entrainez-vous sur de nouveaux exercices, développez vos idées. On croit parfois savoir parfaitement son cours quand on l’a sous les yeux mais, une fois devant sa copie, c’est le trou noir…

Mettez du FUN dans votre façon de travailler et récompensez-vous

N’hésitez pas à tester différentes techniques de révision pour éviter l’ennui (des quiz, des cartes flash, des défis, déclamer vos cours comme des pièces de théâtre …)

Vous pouvez aussi prévoir de travailler en groupe car c’est très motivant et rassurant à la condition que le groupe soit sur la même longueur d’onde ! Mode révisions, bienveillance, partage, entraide…et rigolade un peu !

Enfin, n’oubliez pas de vous récompenser à la fin de tes séances de travail perso et pendant la demi-journée OFF, c’est là que vous allez pouvoir sortir votre portable, vos jeux vidéo ou partir en balade avec les copains. Il est indispensable de conserver des activités qui vous font plaisir et d’équilibrer vos journées pour lutter contre la fatigue et le stress.

Bonne écoute! N’oubliez pas de vous abonner.

Cet épisode est proposé par Odile COLLENOT

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Apprendre, comment faire ?

C’est la question que se posent comme vous tous les collégiens, lycéens et étudiants qui aimeraient améliorer leurs résultats sans passer plus de temps sur leurs cours.

Alors soyons clairs, améliorer ses résultats sans jamais travailler, c’est une illusion !

Mais, si vous travaillez raisonnablement, améliorer vos résultats sans y passer plus de temps c’est possible !

Et, grâce aux neurosciences et aux très nombreuses études scientifiques menées ces dernières années, on sait maintenant quelles sont les méthodes qui ne fonctionnent pas et celles qui donnent d’excellents résultats.

Il faut commencer par prendre conscience de ce qui ne marche pas.

La lecture répétée et le simple surlignage des cours, surtout s’ils sont pratiqués à l’exclusion de toute autre méthode, sont des méthodes qui ne fonctionnent pas. Ce sont pourtant les techniques les plus répandues.

Vous lisez et relisez votre cours en surlignant certains passages. Vous avez l’impression de l’avoir appris mais, le jour de l’évaluation, face à votre feuille, vous n’arrivez pas à mobiliser les notions du cours ou à les appliquer dans un contexte nouveau.

Et en plus, vous ne comprenez pas les raisons de cet échec, vous continuez à penser « pourtant j’avais appris son cours ».  Alors qu’est-ce qui n’a pas fonctionné ?

La familiarité avec votre cours lu et relu vous donne l’illusion de le maîtriser (c’est ce que l’on appelle « l’illusion de compétence ») alors que vous n’avez pas forcément compris le cours en profondeur et que vous n’avez pas réfléchi aux différents types de questions ou d’exercices qui pourraient être posés.

Quant au surlignage, qui présente l’avantage de la facilité et de la rapidité, il ne vous apporte pas d’information supplémentaire permettant de mieux comprendre le cours. Parfois même, vous l’utilisez trop et vos notes de cours recouvertes de couleurs fluos ce qui sature vos capacités d’attention.

Le surlignage peut être intéressant si vous l’utilisez comme une étape intermédiaire avant de concevoir par la suite une fiche de révisions ou un autotest. Si vous vous contentez de surligner le cours pour le relire, cela ne t’apporte aucun bénéfice. 

Ce qui ne fonctionne pas non plus c’est le bachotage.

Le bachotage est bien connu de tous les lycéens et étudiants qui ont trop attendu pour entamer leurs révisions et se lancent dans une course contre la montre effrénée à quelques jours de l’échéance. C’est peut-être parfois (ou trop souvent) votre cas !

C’est une bien mauvaise idée car, pour apprendre, c’est-à-dire pour inscrire durablement une information dans votre mémoire à long terme, il faut pouvoir y revenir à intervalles réguliers, un peu plus espacés à chaque fois. Cela demande du temps, et un cours qui n’a été vu qu’une ou deux fois est par conséquent oublié dès l’évaluation passée (parfois même avant l’évaluation !).

Et c’est non seulement une perte de temps pour vous (puisque tout est à recommencer à chaque fois), mais, de plus, cela rend difficiles voire impossibles les apprentissages suivants. En effet, pour acquérir une nouvelle connaissance, il faut que vous puissiez la relier à celles que vous avez déjà mémorisées.

Je vous propose maintenant de découvrir les stratégies gagnantes à adopter immédiatement

Au contraire des techniques précédentes (la lecture répétée, le simple surlignage ou le bachotage), voici ce que les neurosciences vous conseillent pour apprendre vos cours et être efficace dans vos révisions. 

Première règle : Testez-vous, posez-vous des questions  

Le but est tout d’abord que vous remplaciez la lecture passive des cours par une démarche active, en vous posant des questions sur ce que vous êtes en train d’apprendre.

Il s’agit ensuite de vous tester. Pour cela, vous pouvez répondre à un quiz portant sur l’ensemble du cours (quiz disponibles en fin de chapitre du livre ou sur internet), vous entrainer à résoudre des exercices, refaire les activités vues en classe, répondre à des questions types…

Une méthode particulièrement efficace est celle de la feuille blanche qui consiste à noter sur une page blanche tout ce dont vous vous souvenez avant d’ouvrir votre cours.

Toutes ces méthodes de « testing » sont efficaces non seulement parce qu’elles vous permettent d’évaluer ce que vous avez retenu (ou pas, mais au moins vous le savez …) mais aussi et surtout parce que l’effort de remémoration qu’elles vous demandent freine le processus d’oubli.

C’est LA règle à retenir, s’il ne fallait en retenir qu’une : vous efforcer de vous souvenir, et le faire régulièrement, renforce les apprentissages et leur mémorisation.  

Deuxième règle : Espacez vos séances d’entraînement  

Cette technique relève de l’anti-bachotage : elle consiste à étudier les mêmes informations plus d’une fois, en laissant passer suffisamment de temps entre chaque séance de révision.  

L’idéal, pour retenir durablement votre cours, c’est de le revoir :

·  Le soir même (Et oui, vous retenez bien mieux une information si vous la voyez ou si vous l’entendez deux fois dans la même journée)

·  Puis le lendemain,

·  Avant d’y revenir au bout d’une semaine, puis de deux semaines et ainsi de suite jusqu’à ce que vous le maitrisiez complètement.

Et n’oubliez pas, même quand vous le maitrisez, de le reprendre de temps en temps : cela permet de signaler à votre mémoire que cette information est encore utile et donc qu’il faut qu’elle la conserve ! 

Evidemment, pour mettre en œuvre cette méthode, il ne faut pas que hésiter à établir un planning. C’est particulièrement nécessaire en période d’examen, lorsqu’il vous faut mémoriser de grandes quantités d’informations dans des matières différentes et donc vous organiser en conséquence, en vous assurant de commencer vos révisions suffisamment tôt. 

Notez bien que chaque fois que vous chercherez à remobiliser des savoirs, vous renforcerez leur maîtrise et vous les ancrerez encore un peu plus dans votre mémoire à long terme.  

Et pour cela nous vous recommandons d’alterner les matières et de varier les pratiques d’apprentissage

Au cours d’une séance de travail, il est important que vous alterniez les matières (celles que vous aimez et celles que vous n’appréciez pas vraiment…) et les méthodes (passez d’un apprentissage par cœur de définitions, à la pratique d’exercices puis à la rédaction d’un paragraphe, etc.). En effet, cela vous permettra de maintenir un haut niveau de concentration et d’éviter la monotonie et la lassitude qui vous guettent.

Evidemment c’est souvent plus compliqué à mettre en place que de te dire que vous allez passer une heure ou deux sur une seule matière. Cependant, c’est cette difficulté qui vous permet d’acquérir une plus grande agilité cognitive. Ainsi, vous réussirez plus facilement lors d’un examen si vous vous entraînez en alternant différents types de problèmes et méthodes de résolution.

La conclusion de toutes les études des neuroscientifiques est que, quelle que soit la méthode employée, les étudiants les plus performants sont ceux qui prennent en main leurs apprentissages et s’astreignent à des méthodes de travail simples mais régulières.

Alors passez à l’action !

Et n’acceptez plus de perdre votre temps (votre énergie, votre motivation, vos chances…) avec des méthodes qui ne fonctionnent pas.

Utilisez avec rigueur et régularité les méthodes simples présentées dans ce podcast et, comme pour un sportif, c’est votre entraînement qui fera la différence le jour J !   

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Cet épisode est proposé par Odile COLLENOT

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La créativité : un facteur de réussite dans les études

Quand on pense aux études, le premier mot qui vous vient à l’esprit n’est pas forcément «créativité ».

Et pourtant, apprendre de manière créative est beaucoup plus efficace !  Tout d’abord pour vous permettre d’élaborer la stratégie d’apprentissage qui vous convient ; Ensuite pour créer vos propres outils qui vous aideront à bien mémoriser ; Et enfin et surtout pour entretenir votre motivation.

Elaborer une stratégie d’apprentissage

« Quels sont mes objectifs ?  Qu’est-ce que je veux apprendre ?  Pourquoi ?  Comment bien répartir mon travail ?  Comment bien doser mes efforts ?  Quelles sont les méthodes qui me conviennent bien ?  Avec lesquelles je me sens à l’aise ? »

Vous êtes-vous déjà posé toutes ces questions ? Et pourtant, elles sont essentielles si vous visez la réussite !  Car, comme le démontrent de récentes études, c’est moins le QI que des qualités comme la persévérance, l’enthousiasme, la volonté d’apprendre et la capacité à se motiver qui font la différence entre élèves qui réussissent et ceux qui échouent.  

N’oubliez pas que la créativité est la possibilité de créer quelque chose de nouveau, dans sa forme ou dans son expression, ou d’agir en explorant, en expérimentant un comportement différent.

Alors n’hésitez pas à explorer de nouvelles stratégies d’apprentissages, à partager avec vos amis, à analyser les stratégies mises en œuvre par les personnes qui vous inspirent…

Créer ses propres outils

Les recherches récentes en neurosciences prouvent que le cerveau comprend et retient mieux quand on mobilise tous les sens. On n’est pas seulement visuel, ou auditif ou kinesthésique, et il vaut mieux avoir à sa disposition une vaste boîte à outils dans laquelle puiser celui dont on a besoin au bon moment.

Pourtant la plupart des étudiants se servent d’un seul outil : Une leçon de maths ?  On lit et relit le cours.  Un test de français ? On lit et relit le cours.  Une interrogation de géographie ? On lit et relit le cours.  Un partiel de vocabulaire anglais ?  On lit et relit le cours…

Alors qu’il est possible de changer de méthode, de pratiquer, d’expérimenter, de créer ses propres supports de cours ou de révision, d’apprendre en parlant, en bougeant…

Il faut donc étoffer votre boîte à outils, en acquérir de nouveaux pour traiter chacune des matières à étudier ou des travaux à effectuer selon l’étape où on en est, selon le type de matière et même selon le type de prestation qu’on attend de vous !

Vous pouvez essayer de nouveaux outils tels que le Mindmapping, les flashcards, les concept-maps, le sketchnoting et faire de votre créativité un pilier de votre propre processus d’apprentissage.

Entretenir sa motivation

Varier les modes d’apprentissage permet de prendre plus de plaisir dans son travail et ainsi d’entretenir sa motivation.

Être créatif vous permettra de trouver de nouvelles solutions aux problèmes que vous rencontrez. En effet en étant créatif, en laissant libre cours à votre imagination, c’est votre enfant intérieur qui s’exprime et non l’étudiant qui a peur d’échouer !

Albert Einstein disant : « La créativité, c’est l’intelligence qui s’amuse »

Mettez de côté votre perfectionnisme et place à la créativité !

15 idées pour stimuler votre créativité

·  Lisez une page au hasard dans le dictionnaire, choisissez un mot et écrivez spontanément ce qui vous vient en tête.

·  Découpez 5 à 10 images dans un magazine et faites un collage dans un cahier ou sur une feuille. C’est étonnant ce qu’on crée quand on ne le planifie pas.

·  Sortez marcher sans son téléphone pour seulement observer les alentours.

·  Dessinez un paysage imaginaire ou simplement laissez aller notre crayon sur une feuille.

·  Faites la tournée de votre chambre à la recherche d’un objet qu’on transformera ou qu’on utilisera dans un futur projet.

·  Tenez un carnet de citations ou de pensées qui vous inspirent ou qui vous motivent.

·  Déclamez ses cours comme si vous étiez en train de jouer une pièce de théâtre

·  Posez-vous des questions ouvertes (“Comment ?”, “Pourquoi ?”, “Qui ?”, “Quand ?”, “Où ?”, “Quel ?”).

·  Jouez avec les associations d’idées : phonétiques, sémantiques, sérielles, oppositions, proximité…

·  Exploitez les cartes mentales et autres méthodes visuelles (lapbook, sketchnotes, schémas…).

·  Laissez-vous surprendre, étonner ou émerveiller par ce qui vous entoure

·  Transformez les objets, les utilisations, les mots, les habitudes. (Par exemple, travaillez dans de nouveaux lieux)

·  Cherchez le contraire de chaque idée « évidente », utiliser des contraintes, faire confiance au hasard.

·  Soyez enthousiaste face à la nouveauté 

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Cet épisode est proposé par Odile COLLENOT

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La procrastination et la gestion des émotions

Qui ne s’est pas déjà dit ou a entendu dans la bouche de son entourage ou de son ado “je n’ai pas le temps”, “Je ne sais pas le faire”, “J’ai peur de ne pas bien le faire”, “J’ai oublié”, “Je ne sais pas par où commencer”, “Je travaille mieux sous pression”. Toutes ces expressions relèvent d’un sujet bien souvent discuté et débattu dans les familles : il s’agit de la procrastination.

Dans cet épisode nous allons aborder la procrastination sous l’angle des neurosciences et en vous donnant d’autres astuces et stratégies à adopter pour en éviter les écueils. 

Petit rappel de ce que l’on appelle la procrastination 

Selon la définition donnée par les dictionnaires, il s’agit de remettre au lendemain, à ajourner, à temporiser. La procrastination concerne tout le monde à des degrés très divers et est plus ou moins gênante dans sa vie quotidienne. Fréquemment on cherche à remplacer cette activité par une autre beaucoup plus agréable mais généralement moins pertinente.

Pourquoi procrastine-t-on?

Les neurosciences apportent des réponses sur ce comportement d’évitement. En réalité, elles nous montrent que la procrastination ne vient pas de la mauvaise gestion du temps mais plutôt de la mauvaise gestion des émotions. Car lorsque l’on remet à plus tard des actions cela procure voire induit des émotions négatives telles que l’anxiété, la peur de l’échec, de l’erreur, de réussir, la frustration ou l’ennui. A ce moment là c’est l’amygdale, la région cérébrale impliquée dans la détection des menaces, la gestion des émotions et le stress qui s’active. On passe alors dans un mode archaïque et c’est notre cerveau reptilien qui prend le dessus  « On s’enfuit, on s’échappe, on ne passe pas à l’action, car c’est dangereux ». Ici se joue le stress d’inhibition; en d’autres termes “ je ne fais pas car il y aura bien quelqu’un qui s’en chargera”. Au lieu du cortex préfrontal, siège de la rationalisation, du contrôle des pulsions, de la planification…

Selon Tony Robbins, “tout ce que nous faisons dans notre vie, nous le faisons soit pour gagner plus de plaisir, soit pour éviter la souffrance”. Pour lui, la procrastination est donc un “silent Killer” qui nous conduit à l’immobilisme. On préfère ne rien faire plutôt que prendre le risque de souffrir (peur du regard des autres, de l’échec etc…) Notre cerveau est donc sans cesse en train d’évaluer notre niveau de plaisir versus notre niveau de souffrance. 

Faire un état des lieux de la procrastination de votre jeune

Alors comment aider votre ado à augmenter son niveau de plaisir et donc cesser de procrastiner. Ici il est donc intéressant de s’interroger pourquoi il ne passe pas à l’action et sur les conséquences qui s’en suivent?

Voici quelques questions à lui poser pour l’aider à passer à l’action comme préparer ses examens ou s’inscrire dans des établissements d’études supérieures par exemple

  1. En quoi ne pas changer de comportement va lui apporter plus de souffrance (que de changer de comportement)
  2. En quoi changer de comportement va lui apporter du plaisir?
  3. En pensant à cette action, qu’est ce que cela va lui coûter s’il ne la fait pas?
  4. Quels vont être les bénéfices quand il va passer à l´action?
  5. Quelle action devrait-il faire?
  6. Quelle est la souffrance liée à cette action l’a fait procrastiner? Par exemple, face à un sentiment de peur, il peut être agité, anxieux, désorienté, confus, dispersé. Alors que s’il éprouve de la joie il sera passionné, enthousiaste, léger voire détendu.

OK allez vous me dire, une fois que votre ado a clarifié les raisons qui le poussent à remettre tout au lendemain, comment l’aider à mieux gérer son temps

Comment l’aider à passer à l’action ?

Identifier ses priorités

Tout d’abord, il faut qu’il sache identifier ses priorités. C’est-à-dire rechercher un résultat maximum en un minimum de temps et ainsi être efficace et efficient.

Pour cela, il peut utiliser la matrice d’Eisenhower qui a pour but de prioriser aisément en fonction de deux axes : Importance et Urgence. Ce qui permet de dessiner 4 quadrants distincts :

Quadrant 1 : les tâches importantes et urgentes,

Quadrant 2 : les tâches importantes, mais non urgentes,

Quadrant 3 : les tâches non importantes, mais urgentes,

Quadrant 4 : Les tâches non importantes et non urgentes.

Le cadran urgent / important est bien sûr la priorité absolue en termes de traitement des tâches. 

Cet outil est applicable dans bien des domaines et à tous les âges. Que ce soit dans la gestion de son temps, l’organisation de son travail, la priorisation ou la prise de décision par exemple.

Puis, il y a le questionnement comme on l’a vu précé́demment qui va permettre à votre jeune de prendre conscience dans un 1er temps des avantages qu’il a à repousser certaines tâches ; puis quel est le prix à payer, qu’est-ce qu’il y perd en ne changeant pas ses habitudes. Ainsi il pourra choisir les nouvelles habitudes qu’il décide d’adopter et celles qu’il préfère supprimer.

La méthode des petits pas

Ensuite une autre stratégie pour éviter voire supprimer la procrastination est la méthode des petits pas. Par exemple, découper une matière en petites tâches en identifiant les ressources disponibles (matériel, temps, connaissances, personnes)  et les compétences à développer. Pour cela, votre jeune peut s’appuyer sur le Mind Mapping (les cartes mentales), les plannings sur plusieurs semaines et les listes journalières. De cette manière, il découpe son objectif tel que réviser la seconde guerre mondiale en histoire en plusieurs petits objectifs.

Si l’on prend un planning d’étude tout au long de l’année ; cela peut donner ceci

  • faire un planning sur 2 semaines
  • noter les activités extrascolaires d’une couleur en prenant en compte les trajets et les rendez-vous ou sorties exceptionnelles
  • chaque soir regarder sur son agenda pour relever tout ce qui a à faire pour le lendemain et les jours suivants et ainsi compléter le planning en répartissant le travail à J-3 au minimum. Il est à noter qu’il est préférable de commencer par la théorie, les leçons avant les devoirs
  • estimer un temps pour chaque tâche
  • Après 50 minutes de travail, prévoir 10 min de pause que votre ado indiquera aussi sur son planning avec une autre couleur. Nous lui conseillons ici de mettre un timer lors de sa pause car s’il fait une pause trop longue, il perdra en efficacité.
  • quand une tâche est terminée, la barrer car c’est encourageant de se voir progresser.
  • ne pas hésiter à mettre ce planning dans son agenda.

Reprogrammer son mental

Enfin, il est primordial de changer d’état d’esprit. Car même si je viens de vous donner quelques astuces pour limiter la procrastination, il ne suffit pas de les mettre en pratique bêtement. Pour avoir un réel impact et être efficace, votre ado ou vous-même devez changer de paradigme en abordant un nouvel état d’esprit sur vos urgences et votre efficacité personnelle. Ainsi vous pourrez changer vos habitudes sur le long terme.

Nous espérons que cet épisode vous aura donné des clés pour que les discussions autour de la gestion du temps de votre ado ne figurent plus au menu de vos repas familiaux.

Bonne écoute! N’oubliez pas de vous abonner.

Cet épisode est proposé par Cécile SOLAR

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À toi dont les parents n’ afficheront pas sur facebook les résultats scolaires…
À toi qui sait que les études ne sont pas ton fort,
malgré tes efforts…
À toi qui a si peur de n’être pas à la hauteur…
Sache que ta valeur est ailleurs, tout simplement.
Cette absence de réussite ne t’empêchera pas d’être un homme ou une femme qu’on apprécie , qu’on estime et à qui on accordera sa confiance.
Tu ne seras pas architecte, tu seras maçon , mais sans toi l’architecte continuera à dessiner de beaux plans qui ne seront pas construits, car s’il a bien tenu le crayon, toi, tu sais manier la truelle.
Tu ne seras pas infirmière, tu seras une brave mère de famille qui soignera bien ses enfants, ses parents peut-être et le médecin t’en sera reconnaissant.
Tu ne seras pas assis devant un magnifique bureau, tu seras un homme manuel sans lequel le plus grand des bâtisseurs ne sera rien, parce que sans tes mains, rien n’est possible…
Tu ne seras pas enseignante, mais c’est pourtant de toi que dépendra le savoir -vivre, le civisme, la respectabilité des enfants que tu vas mettre au monde, et sans toi, l’enseignante a bien du mal.
Le diplôme ne donne pas une valeur humaine à l’individu, il lui donne la possibilité d’exercer une profession qui demande une formation. Ce qui fait la valeur d’un homme ou d’une femme, tu le possèdes autant que lui.
Tu crois que tu n’as pas ta place dans cette société qui porte aux nues les gens beaux, intelligents, populaires, riches?
la société n’est pas quelqu’un , c’est un système, elle peut te détruire si tu lui accordes trop d’importance , une importance qu’elle n’a pas.
La société te fait consommer, rien d’autre .
Crois-tu que celui ou celle qui t’aime ou t’aimera aura besoin de ces atouts si futiles pour renforcer ses sentiments?
Crois-tu que le regard que cette personne pose sur toi dépend de cela ?
Mets toi à sa place: est-ce que j’aime cette personne parce qu’elle a un diplôme, de l’argent , des signes sociaux importants ?
Non, n’est-ce pas ? Hé bien c’est pareil de son côté…
Crois- tu que tu ne pourras pas être un ouvrier valeureux, un parent formidable, un collègue sympa, un conjoint aimé, quelqu’un sur qui on peut compter ?
Tu pourras mieux que quiconque comprendre la faiblesse d’un autre, et donc mieux capable de l’aider.
Crois-tu donc que l’on doit tout réussir dans sa vie pour accéder au bonheur?
Vois-tu autour de toi des gens qui réussissent absolument tout?
Regarde dans le cimetière… Les titres, diplômes, comptes bancaires sont-ils affichés sur les pierres ?
Non, parce que lorsqu’ on se souvient de quelqu’un, ce n’est pas de cela qu’on se rappelle, mais de la personne qu’elle fut…
L’important dans la vie d’un humain, n’est pas le métier qu’il fait, si prestigieux soit-il, mais la façon dont il le fait et y met ses qualités ; le diplôme n’est pas une qualité.
Être un homme c’est aussi connaître des échecs, et la vraie force est de continuer le chemin malgré cela…
Et de cela, tes parents seront fiers, plus que de ton bulletin scolaire…
On a besoin les uns des autres, on a besoin de ceux qui font des études, et de ceux qui n’en font pas ; on a besoin de tous, on a besoin de toi .
Que tu portes un costume trois -pièces, un tablier blanc, un cache poussière gris ou une salopette, tu as ta valeur comme tout un chacun.
Tu es si jeune, laisse -toi le temps de devenir ce que tu va devenir, tu n’es encore qu’une petite chenille, mais toi aussi tu seras un papillon, chacun avec ses couleurs…
Les parents sont parfois tellement influencés par des choses qui n’ont pas de valeur dans la vie, simplement parce qu’ils ne les ont pas eues ; ils croient que cela va changer le monde pour toi…
Mais c’est TA vie, pas la leur…
Cependant, ce qu’ils veulent avant tout, c’est que tu sois HEUREUX …
On t’apprécie, on compte sur toi.
On t’Aime!
N’oublie Jamais ça… »
Auteure Odette Dauchot

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